Actualité Mars 2011
La recherche variétale sur pommes de terre peut-elle aider au développement de nouvelles variétés présentant une tolérance supérieure à la salinité ?
La salinisation des sols agricoles constitue une menace dans un nombre croissant de zones de culture. Au niveau mondial, 800 millions hectares de terres agricoles sont salines aujourd’hui.(www.fao.org). Au Pays-Bas, l’élévation du niveau de la mer provoquée par le changement climatique aura des effets sur la hauteur de la nappe phréatique qui est salée en de nombreux endroits. La montée de la nappe phréatique marine vers la zone racinaire des plantes entrainera des problèmes majeurs pour l'agriculture néerlandaise.
Début 2009, C. Meijer B.V., en partenariat avec l’organisation agricole ZLTO, a décidé de mettre en place un dispositif expérimental, afin d'effectuer une analyse ciblée de la tolérance à la salinité des variétés de pommes de terre. La Province de Zélande et l’organisation ZLTO ont cofinancé le projet.
L’objectif de l’expérience est de déceler la présence de différences génétiques entre les variétés existantes au niveau de la tolérance à la salinité, et de trouver des géniteurs mieux adaptés, afin de constituer la base de développement d’une variété présentant une tolérance supérieure à la salinité.
En 2010, l’expérience de 2009 a été poursuivie. La différence entre les deux années est marquante. Alors que 2010 était une année plutôt sèche, 2009 s'était caractérisée par de nombreuses pluies, ce qui avait eu des effets de lessivage sur le niveau du sel dans la nappe phréatique et donc moins d’importance de la salinité . Pendant l'année de sècheresse, la végétation a davantage puisé dans la nappe phréatique salée.
Grâce à l’effet de la capillarité du sol, la végétation a pu atteindre la nappe phréatique salée, située à environ 60 cm en dessous de la zone racinaire. Les résultats de l'expérience ont permis de démontrer les effets sur les plantes en cas de développement des racines dans ou hors du niveau de ces eaux souterraines. En revanche, les résultats de l’expérience réalisée en 2010 ont permis de constater que l’année 2009 n’était pas adapté pour tester la tolérance à la salinité, étant donné que l’année s’est caractérisée par un excédant d’eau douce. Cet excédant d’eau douce a clairement engendré un manque d’oxygène au niveau des racines entrainant un fort ralentissement de la croissance. |
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Champ expérimental dans les environs de Zierikzee
L’année expérimentale 2010 peut être considérée comme réussie en termes d’analyse de la tolérance à la salinité des pommes de terre cultivées sur une nappe phréatique salée. On a pu observer des écarts manifestes entre les variétés. Or, pour être statistiquement valable, l’étude devra être enrichie de résultats supplémentaires.
www.fao.org: http://www.fao.org/ag/agl/agll/spush
www.ars.usda.gov: www.ars.usda.gov/Services/docs.htm?docid=8908
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